mercredi 22 juillet 2009

Celui qui avait un sandwich au thon (20/07/09)

Tout n’avait pas si bien commencé, ce matin à 6h30, celui ou j’allais devoir prendre un train, deux avions, et traverser 6 fuseaux horaires. D’abord, mes sacs étaient à peine finis, pour la simple et bonne raison que jusqu’au dernier moment, j’ai hésité entre deux stratégies : prendre le maximum pour ne manquer de rien, ou prendre le minimum pour profiter de tout. J’ai finalement opté pour le juste milieu, le plus important étant que je sois capable de trainer mes deux valises à roulettes dans les couloirs de l’aéroport. C’était bien sur sans compter sur la quantité de trucs plus ou moins important que j’ai décidé de ne pas emmener, ou que j’ai tout simplement oublié. Des baskets par exemple, ou le chargeur de mon appareil photo ( qui d’ailleurs ne s’allume même pas ), un sac à dos, une casquette.. Bref, tout un tas de truc plus ou moins stratégiques qui me manqueront forcement un jour ou l’autre. La récompense de tout ça, c’est le poids de mes valises, qui à 2 fois 15 kg, me permet théoriquement de ramener 13 kg de gilets Abercrombie, des litres de Dc Pepper, et plein d’iPhones américains ! Théoriquement.

Une fois mes valises enregistrées à Roissy, je peux commencer à occuper les 3 heures qu’il me reste avant de partir pour Londres, et fouler une dernière fois le sol français ( snif ). A ce moment là, je n’ai pas encore réfléchi à tout ce que j’aurai pu, ou du, prendre dans mes bagages, je pense juste à ma guitare à qui je n’ai même pas pris le temps de dire au revoir et qui m’attendra tristement dans ma chambre. Du coup je mange pour oublier, car avant de partir, j’ai pensé à faire quelques réserves de nourriture !

Après un sandwich, quelques centilitres de café, et pas mal de textos, avec surtout une heure de retard, je décolle enfin ! C’est parti pour 6 mois et quelques jours. Enfin si toutefois l’avion arrive, parce que les embouteillages sur les pistes de Heathrow nous obligent à faire des cercles en l’air au dessus de Londres. J’ai beau regarder par le hublot, pas de Big Ben à l’horizon ! En atterrissant, je suis frappé par une chose : le masque anti-grippe A est le dernier accessoire à la mode ici, et permet d’avoir une place assise à bonne distance des autres voyageurs. Dans le genre psychose, la deuxième chose assez incroyable, c’est le passage à la douane. J’ai plutôt intérêt à m’accrocher parce que j’en aurai 3 à passer aujourd’hui. Devant moi, se font successivement fouiller une vieille dame en fauteuil roulant, qui bizarrement à sonné en passant le portique, et un petit de 5-6 ans, qui ne comprends pas vraiment ce qui lui arrive lorsqu’un douanier ( par ailleurs extrêmement courtois, parce qu’Anglais ), lui demande d’écarter les bras et de regarder droit devant lui. Le douanier lui-même semble mesurer tout le ridicule de la scène, et l’aide à refaire ses lacets ( ah oui, parce que maintenant, tout le monde doit passer la douane à pied nus ! ).

Puis c’est parti pour le deuxième vol, dans un avion que j’imaginais beaucoup plus grand, mais qui ne part, lui, pas trop en retard ! Rien qu’au « Hello you » que me lance un stewart, je ne regrette pas d’avoir pris choisi British Airways ! Les anglais, c’est quand même quelque chose, y’a pas à dire.. Les seuls à offrir, avec un masque pour dormir dans l’avion, une paire de chaussettes ! Peut être un douanier qui s’est plaint… En tous cas le vol est plutôt cool, les pates poulet-courgettes sont plutôt bonnes, et ils passent Harry Potter ! Je me suis rendu compte au bout de 30min que je l’avais déjà vu, mais bref, ça vaut le détour ! Après un passage au dessus de Kilkeny et Shannon, 6 heures au dessus de l’Atlantique, avant d’atterrir sans encombre à 18h40 heure locale. Et c’est là que tout commence ! Après un voyage dans un petit bus très étrange qui roule à 4 mètres du sol, et dans lequel il fait 15°C ( contre 35 dehors ), on arrive dans un énorme hall, dont le panneau « Welcome to the USA » indique qu’il s’agit de la douane. C’est bien sur là que je choisis de me planter de file, et de prendre la direction « US Citizen ». Puis je me ravise, et commence à faire la queue. Dans l’avion, j’avais mis sur la petite fiche de douane, que je transportais de la nourriture, pour la simple et bonne raison que je n’avais pas eu le temps de manger mon sandwich au thon. Mon honnêteté aura eu raison de moi : excès de zèle ou pas, le douanier passe 30 secondes sur mon visa, mais 5 minutes sur le fameux papier. Il me demande ce que je transporte comme « nourriture », et je lui réponds que c’est un sandwich. Après un interrogatoire sur la nature exacte du sandwich ( Carrefour, 120grammes, avec du thon et un peu de concombres ), il me dit de le suivre, pour qu’on aille ensemble jeter le sandwich. Résultat, 10minutes à poiroter, alors que j’aurais pu, soit le manger avant, soit ne jamais avouer que j’avais fait rentrer illégalement un sandwich au thon sur le territoire américain. Mais j’y suis enfin !

Pour la première fois de ma vie, ma valise n’est pas la dernière à arriver sur le tapis roulant, et on peut enfin quitter l’aéroport, direction Chevy Chase dans le Maryland, ou je vais rester quelques jours, chez les parents de Lauren. Ma première impression est celle d’avoir atterri au milieu d’un parc naturel géant : rien à voir avec NYC, les routes ne sont pas encombrées, pas de building, mais beaucoup d’arbres. Chevy Chase ressemble à une petite banlieue résidentielle toute calme et verdoyante. Il est à peu près 5h du matin en France, 23h ici,. Ca fait à peu près 10heures que je rêves d'aller me coucher, donc la description du quartier, ça sera pour demain !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire