lundi 24 août 2009

Celui arpentait New York de long, en large et en travers (22-23/08/09)

Je ne sais pas si c’est l’air de New York, mais j’ai passé une nuit affreuse. Chaude, bruyante, agitée, et en compagnie de petites choses que je soupçonne être des puces. Sympa hein ! A 6h30, je suis debout en même temps que le réveil d’un gars qui dort en dessous et qui vraisemblablement n’a pas envie de se lever.

Mauvaise nouvelle : il a plu toute la nuit, et il a l’air de faire très gris dehors. Mais bonne nouvelle : le petit dej est maintenant compris dans les 30$ de la nuit ! C’est parti pour le café, beaucoup de café, et les muffins.. beaucoup de muffins ! Et on se met en route, première destination de la journée, le Flat Iron Building, que je n’ai jamais vu de face. Flat Iron parce qu’il a la forme d’un fer et à repasser, et que c’est le première gratte ciel de New York. Et franchement, de face, c’est top ! Il est classe, fin, gracieux, très beau ! Juste de l’autre coté de la rue, son congénère beaucoup plus moderne, beaucoup plus haut et beaucoup plus mastoc : l’Empire State Building. C’est en approchant de New York et en le voyant dépasser de derrière tous les autres, qu’on se rend compte à quel point il est colossal. Dire que dans le temps, il n’était pas le plus haut.. Dire que dans le temps, il y en avait deux plus grandes que lui, c’est incroyable.

L’Empire State, c’est justement là qu’on a décidé de monter. Et toujours la même impression : les rues ne New York ne sont pas vides, mais elles ne sont pas pleines non plus. Seulement 20 minutes de queue pour monter au 86ème étage. Et toujours plein de français. Au sommet, on se croirait en haut de la Tour Montparnasse tellement ça ne parle pas anglais. Le sommet est un peu dans la grisaille, comme le reste de Manhattan, mais ça fait toujours le même effet : c’est immense, très calme d’en haut, presque reposant. Les photos parlent d’elles mêmes, mais on a toujours l’impression que le temps passe moins vite d’en haut. Les petites files de taxis jaunes semblent à l’arrêt, la fumée s’échappent lentement du haut des tours, le bruit n’est plus qu’un bruit de fond, 300 mètres plus bas. On pourrait presque s’endormir en regardant au loin, surtout quand comme moi, on a très mal dormi.

C’est d’en haut qu’on se rend compte que Central Park n’est pas qu’un parc ; c’est d’en haut qu’on se rend compte que New York n’est qu’un immense quadrillage démesurée ; c’est d’en haut qu’on se rend compte qu’à la pointe Sud, il reste trou béant qui ne sera vraissemblablement jamais comblé. Le calme est soudain brisé par le bruit d’un hélicoptère qui se rapproche, et s’arrête en vol stationnaire à 3 mères de la façade, juste à notre niveau. Je ne sais pas si c’est pour inspecter la marque des lunettes des touristes qui se précipitent vers lui pour prendre des photos, ou juste se la péter un peu, mais j’avoue que c’est impressionnant. Puis il est temps de redescendre, car on ne voit peut etre pas le temps passer, mais la faim elle, n’attends pas. J’ai beau avoir avalé 2 muffins, un gâteau au Starbucks et quelques cookies sur la route, l’air de NYC ça creuse ! Direction Bryant Park, qui est d’habitude bondé le midi, mais qui avec la grisailles, est un peu dégarni.

Le programme de l’après midi, est un programme de touristes. Normal me direz vous… Et que font des touristes qui se promènent sur la 5ème Avenue ? Ils essayent de rentrer dans le seul magasin non soviétique devant lequel des gens sont prêts à faire la queue sans savoir s’ils ressortiront avec quelque chose : Abercrombie. C’est samedi après midi, et les rues commencent à se remplir, les magasins aussi. Abercrombie est toujours rempli, mais cette après midi il l’est particulièrement. Rempli de quoi ? De français voyons ! Les gens semblent faire le concours de celui qui aura le plus de sacs, et certains paraissent plutôt bien partis : Macy’s, Victoria Secret, Nike, Banana Republic… Personnellement je n’ai succombé que chez Abercrombie, ou il faut bien rentabiliser la demi heure de queue qu’on fait pour rentrer (ils sont tellement forts….), et chez Macy’s, ou c’est la fete de la chemise : des chemises partout, à 15, 20, et 30 dollars. Il y a même des chemises Donald Trump, très cliché avec leur col blanc, mais très marrant. Je trouve la seule chemise S de tout le rayon, qui s’étend sur des dizaines de mètres, et je me rendrai compte en rentrant, que le S américain, c’est au mieux du L français. Je vais être bon pour aller la rendre !

Le lendemain est tout aussi actif que la veille, puisqu’en fait, on a traversé New York de long, en large et en travers. Pointe Sud pour prendre une belle photo devant le Brooklin Bridge, World Trade Center, pour prendre une photo de ce qu’il reste de ce quartier, China Town pour prendre une photo des gens qui jouent au majjong en mangeant des petites soupes étranges. Le temps à changer, et la grisaille à laissé la place à de belles éclaircies, mais pas aux énormes flaques d’eau qui se mélangent à l’huile de voiture.

La suite, elle sera en photo, car j’ai trop marché pour écrire. Aucun rapport, je sais, mais pour décrire New York il faut etre très fort, alors que les images parlent d’elles même. Juste un mot pour me plaindre de Bleeker Street, ou le magasin de guitare ou je voulais acheter des médiators, est fermé Un autre pour ce petit resto, le « Bistrot Belge » dans l’East Village. Un dernier pour Lafayette Street, un Oxford Circus new yorkais.

18h30, il est temps de rentrer à Washington, retrouver son calme, son métro et ses arbres. Je profite une dernière fois de la vue, alors que le bus s’éloigne de New York. De jour c’est encore mieux, majestueux. Les nuages et la brume rendent ça encore plus ‘spécial’. En repartant, on longe l’aéroport de Newark, ou un avion de pose toutes les 45 secondes, selon mes calculs.

La route du retour est aussi folklo que l’aller, et les 2 heures de retard réglementaires, sont respectées. Résultat, quand j’arrive il n’y a plus de métro, et il est 1 heure du matin. Je dois donc trouver un taxi. Je ne l’avais jamais fait, mais les taxis à DC, c’est folklo. D’abord le chauffeur décide si il vous prend, puis demande combien vous etre prêt à mettre. Je tente 15, ça ne marche pas. 20 non plus. Apparemment pour un chauffeur de taxi, le Maryland c’est le bout du monde. Un seul accepte de me prendre pour 25$, autant dire l’arnaque, mais dépose quelqu’un avant moi. Je ne savais pas en m’installant, qu’il la déposait à Fairfax, au fin fond de la Virginie, à 45min du centre de Washington. La grosse blague ! J’arrive finalement vers 2h, crevé, mais content !

C’est plutôt agréable de rentrer de New York sans avoir le décalage horaire dans les dents ! La journée de demain s’annonce dur, mais je pense qu’il serait assez déplacé de se plaindre :)


PS : je sais, les photos c'est très chiant mais je n'arrive pas à mieux les afficher...


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