Et c'est reparti pour un tour : un tour d'avion, voire deux pour le même prix, l'occasion de visiter trois aéroports que je ne connaissais pas : Reagan Washington AirPort, Detroit et Chicago Midway, la destination finale du week end prolongé. Tout commence par un réveil difficile, a 6h30. Ça faisait une plombe que je ne m'étais pas réveillé aussi tôt, sans comprendre ce qu'il se passe et en manquant de me rendormir aussi sec. Mais quand il faut, il faut. J'enfile mes 15 épaisseurs, parce qu'il parait qu'il fait sacrement frisqué dans l'Illinois. Deux mois que je n'avais pas mis mon manteau, ça se fête!
Je dois avoir l'air pas mal bête quand je sors de chez moi parce qu'a Washington, l'été indien est toujours d'actualité. La pluie d'hier a rendu l'air moite, un peu chaud, le temps habituel quoi! Encore
endormi, je manque de rater mon arrêt dans le bus. Puis encore une fois dans le métro. Après 1h15 et 3 correspondances, j'arrive enfin à Reagan, le troisième et dernier aéroport de Washington. Le plus vieux aussi : il a beau être grand, il est super vintage ! Et la sécurité y est beaucoup plus stricte qu'ailleurs. C'est peut être parce qu'on est juste derrière le Pentagone. Ou peut être pas. Toujours est il que je me retrouve sans chaussures, sans pull ni ceinture au beau milieu du contrôle de sécurité.
Je ne suis pas mécontent de quitter le ciel gris de DC, et quand l'avion décolle (alors que je suis a moitié endormi et que j'ai tout juste le temps de voir le Pentagone en bas), je suis tellement zen que
je pourrais me faire 15 décollages dans la journée. Après 1h15 de vol, on atterri a Detroit, qui doit être l'un des plus grands aéroports des Etats Unis après Atlanta et New York. Et d'ailleurs on attend 25 minutes que la place se libère et qu'on puisse débarquer. Première surprise : la chaleur a mois d'octobre, ce n'est que sur la cote est! Température extérieure, 7 petits degrés, 20 de moins qu'a Washington ! Puis le deuxième avion m'emmène quelques miles a l'ouest, et j'atterri a Chicago Midway sans encombres. Effectivement, ça caille! Ça faisait longtemps que je n'avais pas vu sortir de petite buée blanche de ma bouche en respirant, ça me rend tout nostalgique..
A peine sorti de l'avion commence la course contre la montre pour sortir de l'aéroport le plus vite possible. Pas de bagages enregistrés, ça va plus vite! Direction le métro qui amène directement au centre ville, très pratique! Je saute dedans et c'est parti pour 30min a travers la banlieue de Chicago puis entre les tours du centre. Et pour le coup c'est hyper impressionnant : le métro slalom littéralement entre les buildings, qui ont d'ailleurs un style bien particulier. De loin la Sears Tower domine tout le loop (la partie de la ville qui est comprise a l'intérieur de la
boucle que fait la ligne Orange du métro). De près, le style est très typique, authentique : les buildings sont en pierre, parfois en brique, de style début du XXeme, ou parfois Ardéco. Je ne m'attendais pas a une ville comme ça, on se croirait au milieu des années 30, c'est vraiment beau. Mais qu'est ce qu'il fait froid! Certainement pas plus de 5 degrés (Celsius, quand même..).
Le métro s'engouffre donc dans la ville a travers les bâtiments et passe en hauteur, au niveau des fenêtres. Premier arrêt : la Librairy. Puis direction le McDo histoire qu'on puisse, avec Patrick,
planifier le long week end. D'abord ça sera le millenium park : un parc, comme son nom l'indique, encastré entre les tours du loop, un peu vallonné, et visiblement aménagé pour que les gens aiment s'y promener. Et ça marche : c'est hyper agréable, il y a des roseaux, des haies, un mini golf, et le comble, des espèces de murs d'eau éclairés qui servent d'écran sur lesquels sont projetés des
portraits. Je ne sais pas si les photos rendent très bien, mais l'effet est vraiment réussi. Millenium Park, c'est un peu un mix entre le parc de la Villette et Central Park. Il y a même un auditorium en
plein air, et surtout, le haricot géant métallisé qui sert de miroir aux touristes. J'avoue, c'est marrant et impressionnant : c'est vraiment un haricot de 20 mètres de haut et 50 mètres de long, planté au milieu de nulle part, et autours duquel s'amassent des centaines de personnes. Ici on appelle ça "the Bean", logique...
Après avoir vu l'œuvre d'art, et contemplé le lac et ses petits voiliers, on s'embarque dans une marche, très longue, qui nous amène vers le nord le long de Michigan Avenue. Son autre nom c'est
Magnificient Mile, une rue de grands magasins, plus agréable que les Champs Elysees selon moi, plus typique que Regent Street. Il y a tout, de Macy's a H&M en passant par Abercrombie. C'est aussi la que se trouve la Water Tower, une espèce de petite tour circulaire en briques qui date de 1869 et qui servait, comme son nom l'indique, de réservoir d'eau. Pour une fois qu'un truc dans une ville américaine a l'air vieux !
Plus haut, plus impressionnant, plus moderne que la Water Tower : la John Hancock Tower, et ses mètres de verre et d'acier noirs. Sa base plus large que son extrémité laisse penser qu'elle est posée la comme une pyramide est posée sur le sable. Ses deux antennes donnent une impression de hauteur assez incroyable. Elle a tout pour plaire, y compris un bar panoramique juché au 96eme étage. Comme une certaine tour-antenne de Berlin sauf que celle-ci ne tourne pas. Comme un
certain restaurant au sommet du Marriott a Time Square, sauf qu'ici on peut monter en jean. L'occasion rêvée pour relever le challenge que je me suis donné depuis qu'on m'a emmené au sommet d'une tour alors que je pensais en visiter le sous-sol : monter de mon propre chef dans
tout ce qui dépasse 100 mètres de haut. Bonne nouvelle : la Hancock Tower est gratuite. Après 15min de queue et 35 secondes d'ascenseur qui débouche les oreilles, nous voici propulsés 96 étages plus haut, en face d'une vue a couper le souffle sur tout Chicago. C'est le moment ou le soleil se couche, ou il illumine les tours, a commencer par la Sears Tower, la seule a pouvoir rivaliser avec celle-là. Autant Chicago a un style particulier vu du sol, encore c'est encore plus vrai vu d'en haut. Le lac, le métro qui serpente entre les bâtiments, le Millenium Park, tout crée une ambiance bien particulière que regarder d'en haut, et au chaud, et avec un cocktail, rend rêveur.
Le soleil commence a se coucher, les températures a baisser (encore), il est grand temps de descendre. Arrêt suivant : H&M ou je fais l'acquisition d'un bonnet, ayant oublié les miens en France. Puis on remonte tout Michigan Avenue vers le nord en direction de l'auberge. Il fait noir mais je devine dans le quartier d'immenses maisons très jolies et assez anciennes qui bordent la rue. Serions nous arrivés a Knightbridge, ou Chelsea ? Ça y ressemble beaucoup en tous cas. Le coin de l'auberge est tout aussi sympa, et dans le même style. Un endroit parfait pour dormir après une journée aussi active, bien qu'a 15 degrés, la chambre soit un peu "fraiche"...
samedi 10 octobre 2009
Celui qui arrivait dans une glacière (10/10/09)
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