samedi 5 septembre 2009

Celui avec le sosie de David Bowie (5/09/09)

Un petit d'air d'Angleterre, avec un accent américano-irlandais. Voilà comment je décrirais Boston, son esprit très Cote Est, son élitisme discret et son histoire qui ressort a peu près partout. Un trèfle par ci, des petites maisons de couleur par la, un port... On croiserait Bono dans la rue que ça ne serait presque pas étonnant.

Bref, voilà l'impression que j'ai quand je sors du métro a Porter Square et que je retrouve Camille en haut des escalators, avec un café de chez Dunkins Donuts! Il est 8h, l’heure de prendre un bon petit dej au crumble qui nous cale jusqu'à midi, et de faire le programme de la journée. Puis a 9h c'est parti. J'ai l'impression qu'il est 15h mais je vais m'accrocher.

Le premier contact avec Boston est loin d'être le moins prestigieux : Harvard square et ses bâtiments qui n'ont rien a envier a Oxford, car ils on le soleil en plus. Tout a l'air paisible, frais, malgré la journée d'intégration des nouvelles recrues qui a lieu aujourd'hui. Les pelouses, contrairement a d'autre pelouses d'autres campus que je connais, son impeccables. On traverse donc une partie du campus qui couvre une bonne partie de Cambridge, et on arrive devant le MIT. Le Massachusetts compte 80 universités, dont certaines des prestigieuses ont élu domicile sur les berges de la Charles River.

La Charles River.. Une espèce de petite baie qui coupe la ville en deux, et dans laquelle des petits bateaux blancs font des cercles. Sans les buildings derrières, ça serait l'île de Ré. Mais les buildings sont bien la, aussi grands que dans d'autres villes américaines. Peut être un peu moins oppressants. De l'autre cote de la Charles River, on entre dans l'une des rues les plus commerçantes, et les plus hypes de Boston l'européenne. J'ai l'impression de retrouver Georgetown, M Street, et encore une fois Notting Hill. Newbery Street est vraiment un endroit très agréable, pour ses boutiques, ses arbres, ses cafés.. La boutique qui remporte la palme est un magasin de musique complètement fou, rempli de CD, de DVD, mais aussi de produits dérives plus improbables les uns que les autres. Un Trivial Pursuit Beatles, un puzzle Abbey Road, un déguisement de Michael Jackson, des cartes postales collector... Adresse a retenir! J'y ai même trouve le nouvel album des Arctic Monkeys pour 7$, complètement fou!

Puis on continue vers le centre, la bibliothèque assez magnifique avec son petit patio intérieur, et le Boston Common, un énorme parc traverse par un lac, jonché de saules pleureurs et peuplé de cygnes blancs. Le Central Park local en quelques sortes. Ou plutôt Hyde Park.

A partir du Boston Common part le Freedom Trail, un chemin matérialise par une ligne rouge au sol et qui a chacun des lieux importants de la Révolution American, qui a commencé ici il y a 234 ans. Les Britanniques ont traumatisé Boston, mais l'esprit de Boston doit beaucoup aux Britanniques. Contrairement a beaucoup d'autres villes des Etats Unis, Boston a vécu, a été construite, détruite et reconstruite. Certaines Eglises ont l'âge des Etats Unis, certaines rues sont même plus anciennes.

En suivant le Freedom Trail, puis en se perdant, on arrive sur le port, d'où partent les yachts qui emmènent leurs (riches) passagers a Martha's Vineyard ou au Cap Code. Et sur le port, on tombe sur un gars incroyable qui joue de la guitare comme peu de gens en jouent. Il joue tout seul, et tellement bien qu'on a l'impression que 3 autres personnes jouent derrière lui. Il reprend des chansons plus au moins connues qu'on essaye de deviner, pendant presque 1h30. La pochette de sa guitare se rempli de billets de 20$ a une vitesse impressionnante, mais il reste concentré sur sa guitare, et sourit gentiment aux gens qui l'applaudissent. Il ressemble comme deux gouttes d'eau a David Bowie, et a du égayer la journée de centaines de bostoniens, et de touristes. C'est en entendant des gens comme ça que je me dis que j'ai sacrement du boulot, et qu'avoir occupé la chambre d'a côté pendant deux ans, ça a pas du être facile tous les jours (hein?)...

36 heures après m'être couché, la fatigue commence a se faire sentir, et c'est pas les deux cafés que j'ai bu qui me maintiennent debout. Je m'offre donc une petite sieste, avant finalement de m'endormir comme une masse. L'air de la mer!

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