J'ai bien fini par y monter, dans l'Acela Express, le train qui donne des sueurs froides aux voyageurs les plus averti, celui qui dont la lenteur a bâti la légende, et les retards ont fait de la SNCF un exemple en la matière. C'est dire!
J'entre donc dans Union Station prêt a passer une nuit courte et mouvementée, entre Washington et Boston, 370 miles plus haut. Parlons un peu de Union Station, qui vaut le déplacement. A mi chemin entre un centre commercial, un aéroport, et une gare, c'est un espèce un bâtiment énorme, aux innombrables étages, et innombrables boutiques. Il y a peut être 5, 10 Starbucks, autant de magasins de livres, de boissons et de gâteaux. Comme si les voyageurs qui embarquaient dans l'Amtrak devaient profiter une dernière fois des joies de la société de consommation.
Arrivé bien en avance, je retire mon billet a une borne automatique, passe au McDo, et patiente dans un hall qui ressemble a un terminal d'aéroport. Le train est a l'heure, c'est déjà ça! Suspendus aux murs, de grandes affiches ventent les mérites de la connexion a grande vitesse BosWash. Ah ah !
Puis a 22h tapantes, sans aucun retard presque, je monte dans un espèce de tube en tollé ondulée sur lequel est inscrit en lettres bleues, Amtrak : le train. D'accord, l'extérieur ressemble plus a un métro New Yorkais qu'a un TGV, mais l'intérieur est plutôt sympa : pas trop froid, assez confortable, avec de grands sièges et des tablettes comme dans les avions. C'est la que je vais passer la nuit, alors autant bien m'installer! Je m'arrange pour que personne, en particulier un énorme gars qui ronfle, ne de mette a cote de moi, et visse mes écouteurs sur les oreilles.
C'est parti pour une expédition de 9h45, non pas vers la Bavière, mais vers le Massachusetts. Entre Paris et Munich, j'avais suivi la traversée de chaque gare, parce que c'était un peu complique de dormir dans un compartiment de 6 personne, dont un fan des Rolling Stones surexcité. Entre Washington et Boston, pas moyen non plus, mais cette fois a cause des contrôleurs qui hurlent le nom des arrêts jusqu'à ce que tout le monde se réveille! "Philadelphia, Philadelphia, Philadelphia, last call, phily phily phily!" très sympatique! Je crois que je me suis endormi vers minuit, dans ma
capuche pour cacher la lumière, puis on a passé Philadelphie, je crois! J'ai été réveille par l'arrêt de Wilmington, mais je n'ai pas vu passer New York!
A 7h30, avec 15 minutes d'avance, cet finalement Back Bay Station, c'est a dire Boston! Bilan : j'ai été médisant, et le train n'a pas eu de retard. En revanche, je n'ai plus de cou, plus beaucoup de genoux, mais très sommeil ! Cette fois par contre, je maitrise la langue de ma destination d'arrivée, ça c'est cool ;)
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