dimanche 13 septembre 2009

Celui qui s'improvisait vendeur de Cotton Candy (13/09/09)

Comment devenir l’ami de 1500 enfants, dont 80% d’américains, par une belle après midi d’été ? Non non, ça n’a rien à voir avec Michael Jackson, qu’est ce que vous allez vous mettre en tête ? Non, deux mots : Cotton Candy (ou traduction américaine, et beaucoup plus juste de Barbe à Papa). Car aujourd’hui a beau être dimanche, ce n’est pas une journée de tout repos : il y a un festival d’art de rue à l’Ambassade, dont une bonne partie du staff est constituée par les stagiaires, pour notre plus grand plaisir.

J’ai hérité du meilleur pole, en tous cas le plus populaire chez les moins de 10 ans et leurs parents : les barbes à papa et les pop-corns. De 9h à 9h, non stop, j’ai fait des barbes à papa, des dizaines, des centaines. Et le tout en plein soleil. Mais franchement, c’était génial ! En dehors de ça, les animations étaient vraiment chouettes : un gars avec son piano à roulettes, une violoniste déguisée en fée clochette, deux videurs avec une tête minuscule qui culmine à 2 mètres de haut… Et des perroquets, juste en face de nous.

La journée a commencé sur les chapeaux de roues, avec 15-20 à essayer de comprendre comment faire une barbe à papa qui ressemble à une barbe à papa, ne pas faire cramer les pop-corn et finalement, être rodé pour la suite de la journée. Puis à partir de 11h, c’est non stop jusque 17-18h, 375 barbes à papa plus tard, le tout en plein soleil. Autant dire que j’ai très mal au bras, et que je me suis goinfré de sucre. Oui, parce que comme ne le savent pas tous les parents américains qui demandent ce qu’on met dans la machine pour que ça ait cette jolie couleur, les barbes à papa c’est 99% de sucre, et 1% de colorant. Ou 100% de sucre coloré, c’est au choix !

Je ne devais pas ressembler à grand-chose au bout de 8h de tournage de bâton dans la machine, les bras plein de sucres, pareil pour les cheveux, et la chemise. Mais ça n’a pas l’air d’avoir fait peur aux enfants qui s’étaient passé le mot. Ni à mes collègues de stand à qui j’ai pu faire gouter mes créations.

3 500 personnes affamées, voila ce que ça donne. J’ai même croisé des reporters de France2, mais qui n’étaient malheureusement pas friands de cotton candies. Et notre stand qui ne désemplit pas.. Le seul, on se demande bien pourquoi. Puis à 20h, on démonte, on fait le compte des verres cassés, des entrées, des gateaux qui restent et qui nous serviront de petit déjeuner demain matin. Je suis encore plein de sucre, je pue l’huile de pop-corn, je n’en peux plus.

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